« Notre projet aura des retombées positives pour la communauté. » Cette phrase ne convainc personne. Les évaluateurs cherchent des résultats précis, qu’on pourra vérifier plus tard.
Distinguer les extrants des résultats
Un extrant est ce que vous produisez : 12 ateliers, 400 heures de formation, une machine installée. Un résultat est le changement que cela provoque : 80 personnes qui décrochent un emploi, une baisse de 20 % des rebuts.
Les programmes s’intéressent surtout aux résultats. Les extrants servent à expliquer comment vous y arriverez.
Choisir peu d’indicateurs, mais les bons
Trois à cinq indicateurs bien choisis valent mieux qu’une longue liste. Pour chacun, précisez :
- La valeur de départ (où vous en êtes aujourd’hui)
- La cible à atteindre
- L’échéance
- La façon de le vérifier (registre de présence, factures, sondage)
Rester réaliste
Une cible trop ambitieuse inquiète autant qu’une cible trop vague. Appuyez vos chiffres sur votre historique, sur des projets comparables ou sur des données publiques. Un évaluateur préfère une cible modeste et crédible à un grand chiffre sans fondement.
Faire concorder les retombées et le budget
Chaque retombée annoncée doit pouvoir s’expliquer par une activité et par une dépense du budget. Si vous promettez dix emplois, le budget doit montrer les salaires, la formation et l’équipement qui les rendent possibles.
Penser au rapport final dès le départ
Les indicateurs que vous proposez seront ceux que l’on vous demandera de rapporter. Choisissez-en que vous pouvez réellement mesurer, sans effort démesuré, et prévoyez dès le début comment vous recueillerez les données.